Marie-Christine VERGIAT, Députée Européenne
Communiqué de presse de Marie Christine Vergiat - Députée européenne Front de gauche - membre de la commission libertés civiles, justice et affaires intèrieures - Strasbourg 16 février 2012
Une majorité du Parlement européen a permis aujourd'hui l'adoption d'une résolution qui condamne les menaces sur les libertés fondamentales en Hongrie par le gouvernement et la majorité politique de M. Orban. Lui qui s'était présenté devant les députés européens en janvier n'a pas réussi à convaincre du respect des valeurs et principes démocratiques par la nouvelle Constitution et les différentes lois adoptées à la suite de celle-ci.
Le Parlement européen dénonce dans ce texte les dangers qui pèsent aujourd'hui en Hongrie sur l'exercice de la démocratie, l'état de droit, les possibilités de réelle alternance politique, le pluralisme et la liberté des médias, l'indépendance de la justice et le respect et la protection des droits de l'Homme et des droits sociaux.
C'est donc une condamnation claire du gouvernement Orban.
J'aurais aimé que cette résolution soit encore plus ferme sur certains points et qu'elle dénonce plus globalement nombre de dispositions discriminatoires, alors que les homosexuels se sentent de plus en plus persécutés en Hongrie. La résolution ne traite pas non plus des nouvelles lois sur l'éducation qui font peser une réelle menace sur la diversité de l'enseignement et l'égalité en matière d'accès.
La Commission européenne a brillé par sa lenteur dans la mise en place des procédures et les choix qu'elle a opérés restent limités à trois points. Ceci aurait dû être clairement critiqué.
Mais l'heure est aujourd'hui à l'action. L'ensemble des institutions européennes doit travailler à l'examen de la Constitution Hongroise et des 300 lois votées depuis, dont 30 dites cardinales, pour établir précisément si celles-ci sont conformes aux principes et aux valeurs universelles des droits de l'Homme.
Je me réjouis du vote de cette résolution qui est un signal politique clair. Je regrette que le PPE (groupe parlementaire où siège l'UMP) dans sa grande majorité ait été incapable de s'y associer.
Les droits de l'Homme sont universels. Ils doivent être appréhendés de la même manière par les gouvernements en cause dans l'Union comme partout à travers le monde.
C'est comme cela seulement que l'on peut faire progresser l'universalisme des droits de l'Homme.
L'Union européenne doit balayer devant sa porte. Le Parlement européen a fait un pas en ce sens. Je m'en félicite.

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